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 Antonella ♰ vedere nel riflesso (terminée)
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Date d'inscription : 19/09/2018
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  Antonella ♰ vedere nel riflesso (terminée)  ☨  Mer 19 Sep - 14:33
mortale
- la mort dans un simple reflet -








ANTONELLA ROMANELLI

passeport

crédits :  DΛNDELION
célébrité : Merve Boluğur.

lieu de résidence : Florence.
rang(s) voulu(s) : Guérisseuse croyante.
occupation(s)/métier(s) : Guérisseuse à temps plein, il lui arrive de s'adonner à des séances de spiritisme à la demande de certains clients.
statut financier : Précaire mais bien moins désastreux que ceux qui vivent dans les rues. Elle vit aux crochets d'une famille qui ne l'apprécie guère. La charité chrétienne fait qu'elle est encore en vie et entière.
date de naissance : Janvier 1498.
âge : Vingt-cinq ans.

prénom(s) : A sa naissance, sa mère l'a baptisée Esma. Hélas, un prénom Ottoman dans une Italie chrétienne ça ne passe pas. Son père l'a alors renommé Antonella lors de son retour à Florence. Depuis ce jour, la jeune femme ne se fait appelée que par son deuxième prénom.
nom(s) : Romanelli. Un nom qu'elle aurait dû ne jamais porter. Etant une enfant illégitime, la petite Antonella aurait dû porter le nom de sa mère. Après avoir été, en quelque sorte, acceptée par la famille Romenelli, on l'a baptisé chrétienne et on lui a offert ce nom. A dire vrai, elle pense que c'est mieux ainsi.
statut matrimonial : Célibataire. Une enfant illégitime dans un monde chrétien reste une plaie à marier.
orientation sexuelle : Hétérosexuelle. La question ne se pose pas dans un monde où toutes les autres formes de sexualité sont bannies. A vrai dire, Antonella ne connait rien de la sexualité.
statut familial : une mère décédée (Melike), un père marchand à Florence (Antonio), des frères et sœurs légitimes, et une grand-mère maternelle (Bianca).
nationalité : Italienne, ottomane.
pays visité(s) : Italie.

sait-il pour les vampyrs? : Non, pas pour l'instant malgré les nombreux malades qu'elle a pu côtoyer.
si oui, que pense-t-il d'eux? : /
quelle est sa position face aux événements qui assiègent l'Italie? : Antonella continue de prier pour la sauvegarde de l'humanité, elle voit en toutes ces épidémies une forme de début d'apocalypse.

récapitulatif du personnage :

Code:
<table><td><div style="background-image: url(https://zupimages.net/up/18/28/kt7q.png);" class="ficheavatar"><div class="infosava"><center><span class="lienN">Antonella Romanelli</span><br></center>Née d'une union illégitime entre un marchand de Florence en voyage sur les terres ottomanes et une vendeuse de tapis, la petite a été ramenée en Italie par son père lorsqu'elle n'avait qu'un an. Après des années passées entre les murs de la maison familiale, elle a été autorisée à suivre une formation de guérisseuse. Elle réalise des séances de spiritisme à la demande de certains clients en prétendant pouvoir entre en communication avec l'au-delà.</div></td></table>





rétine sanglante
Miroir, mon beau miroir. La pulpe de mes doigts frôle avec une certaine timidité, ta surface lisse et froide. J'hésite. Le contact finit par me réveiller, brutal, glacial. J'ai beau chercher, il n'y a qu'un visage qui s'y reflète. Ce n'est clairement pas celui de ce pendu qu'on me demande d'interroger, mais bien le mien. Ma tête bascule d'un côté, puis de l'autre. Je soupire en pensant à toutes ces victimes et leurs familles éplorées. A ces craintes, ces angoisses, cet avenir incertain. Ce visage juvénile ne porte pas la marque de la peste, seule la fatigue semble s'être fixée dans ces discrètes poches sous mes prunelles. Je m'observe, encore, examinant chaque parcelle de ce qui se reflète dans mon beau miroir. Le teint pâle, les traits doux malgré un regard sombre rehaussé de longs cils. L’ébène de mes cheveux contraste énormément avec la blondeur des filles de la famille Romanelli. J'approfondie cet examen, sous le regard impatient de mes deux clients. Une conclusion arriva rapidement alors que je décida de poser mon beau miroir. Beaucoup trop chétive pour être bonne à marier, Bianca semble avoir raison au final.

Traits de caractère : mystérieuse ♰ empathique ♰ bienfaisante ♰ indomptable ♰ envieuse ♰ impulsive ♰ vaniteuse ♰ susceptible.

Particularités : parle l'italien et le turc, a des connaissances en herbologie.

intrigue

J'ai traversé l'Arno pour rejoindre la rive sud de la ville. Après avoir quitté le Ponte Vecchio, mes iris encore vierge de tout malheur ont pu voir avec stupeur les premiers cas atteints par cette maladie. Sang séché, nécrose, vomi. La puanteur régnait en maîtresse tandis que les cadavres jonchaient les allées désertes du quartier. Les rats opportunistes se nourrissaient de la chaire laissée parfois à vif et grouillaient autour de mes pieds comme pour voir si j'étais bien vivante. Moi, je l'étais. Pour l'instant. Ce simple morceau de tissu autour de mon visage ne m'empêchait pas de sentir cette odeur pestilentielle qui s'échappait de ces ruelles. C'était horrible, infecte. J'enjambais les cadavres que de braves gens traînaient jusqu'à l'extérieur de la ville pour les enterrer. Je croisais ça-et-là des guérisseurs courageux avec leur masque au bec allongé. J'en avais trop vu, il était temps de partir. Je quittais cette partie de la ville pour rejoindre les quartiers encore épargnés par cette maladie, alors que la rumeur d'une épidémie touchant d'autres villes italiennes ne cessait de croître. Jusqu'où le divin avait-il décidé de nous punir ? Prier, il fallait prier pour la sauvegarde de nos âmes de mortels. Ces quelques visages pâles que je croisais dans la ville m'inquiétaient, ignorant parfaitement que ce sentiment n'était peut-être pas forcément lié à ce que je venais de voir. Étaient-ils les futures victimes de la peste ?

les cendres de l'homme

Antonio Romanelli , 1487 Istanbul
Belle Constantinople ! Ou devrais-je dire, Istanbul. Une ville à la culture si riche, à la population si accueillante, je ne pouvais me permettre de te laisser si loin de mon pays natal. Me voilà de retour. Alors que j'étais à peine sortie des cales de mon navire marchand, je me suis précipité vers les allées bruyantes de ton grand bazar. Mes iris émerveillées parcouraient avec une certaine avidité le moindre étale des marchands locaux. J'étais concentré, obnubilé par la moindre lampe à huile ou un simple caftan, je m'étais à peine rendu compte que je venais de bousculer une femme. Mes yeux se posèrent alors sur cette créature si frêle qui portait, à bout de bras, deux lourds tapis encore enroulés. Magnifique jeune femme à la peau légèrement matte et à la chevelure ébène enroulé dans une espèce de natte sauvage. « Mi scusi ». Aucune réponse de la part de la belle, un simple sourire gêné. Évidemment, cette femme ne parlait pas ma langue. Vu sa condition, elle devait travailler dans ce bazar. Les deux tapis entre ses bras amaigris me laissaient penser qu'elle devait être marchande elle-aussi. Je me rappelais alors de ce simple mot qu'un de mes contacts sur Istanbul m'avait appris, il y a quelques années de cela. « Afedersiniz ». Le visage de l'étrangère s'empourpra puis elle me quitta.

Antonio Romanelli, 1498 Istanbul
« No, non è possibile ». Melike était revenue, avec ce nouveau né entre ses bras. Mon interprète était là, il me marmonnait que cette femme venait avec ma fille. Non, ce n'était pas possible. Notre aventure n'aura duré que quelques semaines puis nous ne nous étions plus revus. La voilà revenue avec un cadeau de fort mauvais goût. La femme me tendait son enfant enroulé dans un linge très coloré, puis s'est éloignée. Qui pouvait me dire qu'il était de moi ? Je ne pouvais faire confiance à ces femmes non catholiques, elles avaient peut-être des mœurs plus légères qu'à Florence. Melike me suppliait dans sa langue natale, mêlant par instant quelques mots d'italien qu'elle avait appris. « Esma, Esma ». Je ne comprenais pas, était-ce le prénom de l'enfant ? Je baissais alors mon regard sévère sur cette créature qui gigotait dans son linge. Je ne pouvais nier que l'enfant avait une certaine ressemblance avec ma dernière née, mais je ne pouvais m'attacher à elle et la ramener en Italie. Impossible. Je lui rendais alors Esma en commençant à m'éloigner. Mon interprète, un ami de longue date, m'a alors retenu. « Sei un cristiano ». Facile à dire, lui ne se pavanait pas avec cette étrangère et son enfant illégitime. La ramener en Italie serait une honte pour moi et ma famille. Un dernier regard sur cette fille qu'on me tendait encore. Si j'abandonnai Melike à Istanbul, cette femme et sa fille illégitime auraient sûrement un destin bien pire que si je décidai de les amener avec moi. Devais-je risquer le déshonneur ?

Melike Aydın, 1499 Toscane
Ma belle Istanbul semble loin maintenant. Le bateau a accosté au port, nous sommes arrivés dans le pays d'Antonio, la Toscane. Je n'ai pas réellement compris où je me trouvais, on m'a montré une carte et l'endroit où nous irons vivre, Esma et moi. Florence. Ce nom sonne bien. L'environnement où nous nous trouvons sent fort le poisson, c'est bruyant comme au grand bazar, sauf que la langue parlée m'est pour l'instant étrangère. Les quelques mots qu'Antonio m'a appris me servent à peine à m'exprimer. Ça ira, Esma est avec moi. Je la regarde, ma belle Esma, si calme entre mes bras. Elle ne se doute pas du changement de vie que nous allons avoir. Antonio m'a promis que nous allons vivre dans sa maison, enfin c'est ce que son ami Mehmet m'a dit. Je ne connais rien de sa vie en Toscane, à part qu'il vend des tissus d'orient à de riches clients. Les rues sont bondées, les gens me dévisagent. Un simple regard sur Antonio, devant moi, me rassure. Cet homme est bon, il nous offrira une belle vie, j'en suis certaine. A Istanbul, j'aurais vécu dans la misère. J'espère qu'il m'épousera et reconnaîtra notre fille.

Melike Aydın, 1501 Florence
Le sermon de l'homme d'église était terminé, on me rendait ma fille. Antonio n'était pas venu. D'ailleurs, nous ne nous étions pas revus depuis notre arrivé à Florence. Deux ans, deux longues années. On m'avait appris qu'Antonio était marié, et qu'il avait déjà cinq enfants. Le choc fut terrible pour moi. J'étais une femme illégitime, avec une fille illégitime. Jamais nous ne pourrions nous marier. Quelle sotte je suis ! On nous a cloîtrée dans une petite pièce, à l'arrière de la demeure d'Antonio et de sa famille. Seule une servante venait nous rapporter de quoi vivre. Aujourd'hui, on a fait de ma Esma une catholique. Antonio lui avait donné un autre prénom pour, selon lui, lui faciliter la vie à Florence. Antonella. Un beau prénom, mais ce n'est pas celui que je lui avais choisi. Peu importait, après tout. Ma fille avait bien grandi. Nous avons appris l'italien toutes les deux, chacune à notre rythme. Je me devais de vivre, oublier mes espoirs naïfs pour ma fille. Antonio m'avait abandonné, mais il n'avait pas abandonné Antonella. En lui offrant son nom, il lui avait alors permis de s'inscrire dans cette famille de marchands qui, malgré tout, avait décidé de nous garder à l'écart.

Antonella Romanelli, 1515 Florence
On avait retrouvé son corps sur les rives de l'Arno, sans vie. Personne n'avait pu me dire si on l'avait tué ou si elle s'était jetée de désespoir dans ce canal. Abandonnée, c'est ce qu'elle a toujours été. Voilà qu'on me présentait des condoléances, moi, fille illégitime face à cette famille à l'apparence soudée et sans défaut. Mon père se tenait là, droit et froid comme à son habitude. Derrière lui se postait son épouse, ses enfants, et Bianca la grand-mère. Je sentais leur regard pitoyable sur ma carcasse de jeune fille de dix-sept ans. Que pouvaient-ils bien se dire ? Ah, cette malheureuse vient de perdre sa mère, là voilà bien sotte dans sa solitude, elle va bientôt finir dans les rues des bas quartiers de Florence. Je me sentais si faible, si misérable, je sentais mon corps immobile tanguer légèrement. Une vieille femme se plaçait à côté de mon père, c'est Miranella la voisine de la famille Romanelli. Guérisseuse connue dans les quartiers du nord de Florence, sa carrure trapue et ses quelques furoncles ne donnaient pas envie de sympathiser avec elle. Mon visage baigné de larmes arrivait à peine à la fixer, mes yeux étaient trop embués pour capter le moindre détail de la scène. « Signora Miranella ». Mon père me présentait la créature bossue de sa voix stricte teintée d'une once de sympathie. On m'expliqua rapidement que j'allais être placée sous son toit et que j'allais la suivre pour être formée en tant que guérisseuse. La femme de mon père avait rapidement rajouté que je ne pouvais pas vivre avec le reste des membres de la famille mais que, par charité chrétienne, ils ne pouvaient pas non plus me mettre à la rue. J'allais continuer de vivre dans cette espèce de débarras aménagé et gagner ma vie de la plus honnête des manières. Quel étrange revirement de situation à la mort de ma mère.

Antonella Romanelli, 1523 Florence
Etait-il présent ? « Sì sì, lo vedo ». Mes iris ténébreuses étaient plongées dans une fausse trans, fixant avec un sérieux théâtral la surface lisse du miroir en argent. Ma mère m'avait rapporté cet objet de Istanbul, c'était un souvenir de sa vie passée avant de connaître mon père. Selon elle, ce miroir permettait de contacter les morts, les soirs de pleine lune. Je n'ai jamais su si ce qu'elle disait été vrai, ou si elle voulait me faire peur quand j'étais petite. A sa mort, j'ai récupéré cette relique dans une malle et je me suis essayée à ces séances de spiritisme. Étrange sensation, frissons dans la colonne vertébrale, rien de plus. Mais ces clients n'en savaient rien, ils étaient persuadés que la guérisseuse pouvait leur trouver des explications, justifier certains décès. « Ti dice di non preoccuparti, sta bene ». Ils croyaient tout ce que je leur disais. Parfois rassurés, parfois angoissés, aucun d'entre-eux m'avait demandé de me justifier. Je posais le miroir au moment où une ombre semblait apparaître derrière-moi, dans le reflet de la glace, mais je n'y prêta pas la moindre attention. Mes clients étaient satisfaits, moi, je récupérais des florins. Ma vie avait bien changé depuis la mort de ma mère. La mort faisait partie centrale de ma vie désormais, je ne lui tournais plus le dos.

le joueur avant tout
comment avez-vous trouvé vampyr? : via une pub facebook. vos impressions : magnifique forum. vous avez plus de dix-huit ans? : vingt-cinq pour être plus précise. êtes-vous actif ou un rp par semaine vous suffit? : active. avez-vous des suggestions ou idées? : éclaircir certaines polices car parfois, c'est difficile à lire. quels sont vos genres de forums préférés? : historiques, hp, futuristes. quel est le dernier livre que vous avez lu? : aucune idée. êtes-vous prêt à tout défoncer? : oh oui !



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